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Tribune : Les marchés financiers africains ont-ils atteint leur âge de maturité ?

février 14, 2026 Malick AMADOU 1 min de lecture

On parle depuis vingt ans du « potentiel » des marchés financiers africains. Il est temps de changer de registre. Non pour nier les défis, mais pour reconnaître les transformations profondes qui ont eu lieu — et ce qu’elles impliquent pour les décideurs, les investisseurs et les régulateurs.

Je ne suis pas de ceux qui croient que l’Afrique est un eldorado uniforme, prêt à délivrer des rendements exceptionnels sans effort ni analyse. Mais je suis convaincu que le discours sur le « potentiel non réalisé » masque désormais une réalité plus nuancée : celle de marchés qui ont mûri, de régulateurs qui ont progressé, et d’acteurs locaux qui ont développé des expertises authentiques.

Ce qui a changé

Les systèmes de retraite par capitalisation se développent. Les standards de gouvernance d’entreprise s’améliorent. Les infrastructures de marché — dépositaires, chambres de compensation, systèmes de règlement-livraison — se modernisent. Les professionnels formés dans les grandes institutions financières mondiales reviennent exercer sur le continent. Ce n’est pas rien.

Ce qui reste à faire

La profondeur des marchés reste insuffisante. La liquidité secondaire est encore trop faible sur la plupart des places. L’harmonisation réglementaire entre pays progresse lentement. Et la perception du risque par les investisseurs étrangers — souvent surévaluée — continue de peser sur le coût du capital.

Mon point de vue

La maturité n’est pas une destination, c’est un processus. Les marchés africains sont en train de la construire. Et ceux qui sauront lire correctement les signaux de cette transformation seront les mieux positionnés pour en tirer parti, que ce soit comme investisseurs, comme émetteurs ou comme conseillers.

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